Altaë, l’entreprise libérée aux deux millions de CA !

Altaé

Altaë, spécialiste voironnais de la gestion des parcs informatiques depuis 1993, se positionne comme le service informatique externalisé des TPE, PME, ETI et collectivités de la région Rhône-Alpes.

En 2012, Stéphane Ivanic rachète Altaë dont il est salarié depuis 19 ans avec le soutien de quatre autres associés. Autonomie, responsabilisation, autogestion sont les maitres mots.
Altaë appartient à la mouvance des entreprises libérées.

Une entreprise libérée ?
Popularisé par Isaac Getz, ce concept désigne une entreprise où la majorité des salariés peuvent décider toutes actions qu’ils considèrent eux-mêmes comme étant les meilleures pour leur structure sans qu’elles soient nécessairement imposées par les décideurs ou une quelconque procédure.
Chez Altaë, il n’y a donc pas de management, les 22 salariés gèrent eux-mêmes leur emploi du temps. La recette fonctionne puisque la société a engrangé, en 2015, deux millions d’euros.
Elle affiche aussi 97 % de taux annuel de renouvellement de contrat.
Depuis le rachat, Stéphane Ivanic a augmenté de 60 % le nombre de salariés et le taux d’absentéisme annuel est de moins de 0,8 jours d’arrêt par personne. « C’est impressionnant à quel point l’humain s’implique lorsque vous lui faites confiance. (…) Mes collègues se mettent en quatre pour me prouver que j’ai raison de leur faire confiance, je reçois parfois des mails la nuit et le week-end, de collaborateurs m’informant de la bonne intervention d’urgence chez un client. Pour moi, le management libéré et équitable, c’est un management d’avenir (…) ».
Pour 2016, Altaë prévoit l’embauche de 5 nouvelles personnes ( le recrutement est effectué par les collaborateurs ) et escompte un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros.

Basée à Moirans et avec des agences couvrant Rhône-Alpes, Altaë est une SSII spécialisée dans la gestion des parcs informatiques des TPE, PME et collectivités. Depuis sa reprise en 2012 par Stéphane Ivanic, l’entreprise connaît une croissance annuelle à deux chiffres, en partie grâce à un mode de management original.

C’est un parcours exemplaire que celui de Stéphane Ivanic. Pas au sens académique, mais en tant qu’exemple de réussite professionnelle grâce au travail, à l’enthousiasme et à une intelligence ancrée dans le réel. Ecoutons-le : « L’école n’est pas ce qui me passionnait le plus, j’ai arrêté à la fin de la troisième et redoublé mon BEP. Aujourd’hui on dirait que j’étais en échec scolaire. J’ai quand même réussi à obtenir un BTS de technicien réseau informatique grâce à l’AFPA après mon service militaire. C’est là que Bernard Mastain, ex-cadre de Hewlett-Packard, est venu chercher 5 stagiaires pour créer une boîte afin d’assurer en sous-traitance la maintenance informatique de HP. »

L’entreprise Euro Maintenance Informatique, créée en 1993, connaît un développement fulgurant, jusqu’à ce que HP décide en 1998 de confier l’ensemble du marché européen à un prestataire unique. La PME n’est pas en mesure de répondre et doit revoir complètement son orientation. « C’est ainsi que Bernard Mastain et moi-même nous sommes associés pour fonder Altaë en 2000 sur un marché nouveau : infogérer l’informatique des TPE et PME, avec une innovation pour l’époque : une facturation au forfait, qui comprend l’ensemble des prestations, de l’accompagnement aux projets, en incluant la maintenance, la hotline, les déplacements sur site… »

Après des premières années difficiles, Altaë emploie aujourd’hui 22 collaborateurs dans 4 agences : Lyon, St Etienne, Annecy et Grenoble. La société réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’euro, qui connaît depuis 2009 une croissance de 12 à 15% par an. Le secret ? Une gestion des ressources humaines basée sur la confiance. « Si le client est satisfait, c’est grâce aux salariés de l’entreprise. S’il ne l’est pas, c’est aussi de leur responsabilité. C’est en partant de ce principe simple que nous avons perpétué la culture du management libéré mise en place par Bernard Mastain aux origines de l’entreprise. Concrètement, il s’agit de libérer le potentiel d’initiative des salariés en leur accordant autonomie et responsabilité : ils gèrent leur emploi du temps, peuvent travailler de chez eux, proposent les nouveaux recrutements, font les entretiens d’embauche… C’est impressionnant de voir comment l’humain s’implique quand vous lui faites confiance ! ».

Si le mode de management mis en œuvre par Altaë favorise une ambiance de travail agréable et détendue, sa finalité reste économique : « Avec 22 personnes, je devrais avoir 4 managers et je n’en ai aucun. Ca permet d’offrir une qualité de prestation supérieure à un coût moindre. Le client s’y retrouve, puisque nous avons un taux de renouvellement des contrats de 97% avec moins de 1% de départs volontaires. Et nous n’avons plus besoin de faire de prospection commerciale : notre notoriété repose sur le bouche à oreille. Enfin, les salariés sont contents d’aller travailler le matin et satisfaits le soir de la tâche accomplie, et j’ai moins de 0,8 jour d’arrêt de travail par personne et par an. C’est un cercle vertueux qui s’entretient. Mon rôle se limite à être devant pour générer enthousiasme et solidarité chez mes collaborateurs et à assurer le développement de l’entreprise ».

Avec son mètre 90 et sa capacité d’entraînement, nul doute que ce chef d’entreprise comblé atteindra ses objectifs : un CA porté à 4 millions d’euros en croissance organique et 40 salariés en 2020, avec à terme l’ensemble de l’équipe associée à l’entreprise.

Pour en savoir plus : http://www.grenoble-ecobiz.biz/jcms/rec_587100/fr/altae-l-entreprise-liberee-aux-deux-millions-de-ca

http://lejournaldeleco.fr/altae-met-le-management-libere-au-service-de-la-satisfaction-client-et-de-la-croissance-de-lentreprise/