Conférence : violence et harcèlement à l’école

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Vendredi 29 Avril, une trentaine de personnes ont assisté à la Conférence organisée conjointement par l’APEL du Rondeau, Marie DAVIENNE – KANNI et la direction de l’établissement Rondeau-Montfleury.
Alain Boirivent, juriste ayant travaillé 40 ans dans l’Enseignement Catholique a éclairé ces thématiques :

” Qui dois faire quoi ?”

“Est-ce que les enseignants sont responsables de tout ?”

” Est-ce que les parents ont le pouvoir de tout demander ?”

“Est-ce que le fait d’être en privée change la posture du parent/ client ?”

Pourquoi ce thème a-t-il été choisi ? Parce que les médias sont alarmistes. Mais il ne faudrait pas non plus tomber dans la paranoïa, ni dans l’angélisme. La rigueur juridique est souvent perfectible : le droit permet en tout cas d’éviter de se marcher sur les pieds !

Ce que disent les mots :

  • Violence : force excessive contre quelqu’un, puissance utilisée pour porter atteinte à autrui.
  • Harcèlement : malmener quelqu’un pour l’excéder.

Depuis quelques année, on voit apparaître un mariage à trois qui est un fait nouveau : les professeurs, les parents et le juge. C’est la judiciarisation des relations.

La cyberviolence aussi est nouvelle. Elle peut être définie comme un acte agressif, intentionel, perpettré par un individu ou un groupe aux moyens de média numériques à l’encontre d’une ou plusieurs victimes.

Agir en droit : Qui enfreint quoi ?

Les parents signent en début d’année une convention de scolarisation avec l’établissement. Le droit civil évoque la responsabilité des parents et des encadrants. Le droit pénal quant à lui juge des responsabilités de l’élève, de la non-dénonciation et de la non-assistance. Ils régulent aussi le secret professionnel. Une personne de l’assistante en effet demande quel discrétion doit avoir l’établissement quant à une situation de violence ou de harcèlement à l’école.

Alain rappelle que les Etablissements sous contrat le sont avec l’Eglise Catholique d’abord, et c’est l’enseignement qui l’est. Les évolutions de la société amènent une judiciarisation : le phénomène n’est pas nouveau, mais différent. Les nouveaux modèles familiaux et leur présence dans le cadre scolaire amènent d’autres manières de gérer les problèmes de violence à l’école, notamment les cas de séparation et de divorce. La déchristianisation est un élément nouveau : elle implique que 10 % à peine des familles des établissements privés mettent leurs enfants dans ces écoles pour le projet éducatif. Un autre élément : les familles cherchent de plus en plus la sanction au lieu de la réparation.

“La justice n’est pas la vengeance !”

Et les attitudes violentes et déviantes le sont avec des enfants de plus en plus jeunes. Le rôles des parents comme autorité qui consolide celle de l’établissement est aussi important. Si les parents dénigrent l’autorité de la direction ou des enseignants, l’enfant perd ses repères et ne sais plus où il en est.

 

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