Egalité femmes-hommes ?

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Beaucoup de choses derrière ces mots ! Redéfinissons ce que le terme d’égalité veut dire en droit français : c’est l’égal accès aux droits, garantis par l’Etat français, que chaque homme ou femme en France puisse jouir des mêmes droits, comme être payé avec un salaire égal quand le poste est le même, pouvoir accéder au poste que l’on veut sans problème, être reconnu dans son travail, qu’il soit salarié ou à la maison, dans la mesure où il participe à ajouter de la valeur (financière ou éducative) au pays.

Soit. Mais il me semble que parfois le sens du terme égalité glisse sur un terrain dangereux quand il ne reconnaît pas la particularité de nos différences. Qu’on veuille l’égalité partout et tout le temps ne me semble pas faire sens.
L’enjeu est de reconnaître clairement les rôles (qui ont beaucoup changé ces 40 dernières années) des hommes et des femmes dans la société française, ou en tout cas que chaque femme ou homme puisse définir pour elle ou pour lui ce qui lui convient en terme d’équilibre, notamment au sein du couple.
Non, nous ne sommes pas égaux devant la violence, devant le travail, devant une séparation ou un veuvage, parce que notre place est particulière au sein de la cellule familiale. Sinon, pourquoi devrait-on faire des lois pour protéger les femme des violences, notamment sexuelles, qui leur sont faites ?
Après le droit de vote, le droit à l’avortement et la possibilité pour les femmes de travailler et de mener leur vie comme elles l’entendent, nous avons cru que la partie était gagnée. Non, elle ne l’est pas, car les hommes avec lesquelles nous vivons ont à redéfinir quelle est leur place à eux, pour que le système soit cohérent.
Souhaitent-ils continuer à protéger leur femme des incidents de la vie, si elles sont à présent capables de tout “gérer” comme elles le souhaitent ? Souhaitent-ils continuer à représenter et à faire autorité dans leur maison, alors que les femmes travaillent au dehors et l’exercent aussi ? Est-il souhaitable qu’ils retrouvent une partie de leur douceur, de leur droit à la faiblesse, à la fragilité ? Le veulent-ils ?

Et est-ce que c’est ce que nous souhaitons, nous, les femmes ? C’est à chacun de le définir, il me semble, dans une communication qui doit s’inventer dans chaque situation à chaque instant.

Non, les choses ne sont pas simples et il nous faudra encore réfléchir, penser, essayer, être créatifs, ENSEMBLE, hommes et femmes, pour que la complémentarité puisse être source d’équilibre pour nos enfants, de projets pour la société et de joie pour le monde !

Alors vive nos différences, nos manières différentes de voir le monde, d’être en relation, de penser, de parler, car cela enrichit  l’autre et fait avancer l’histoire de l’humanité !

Marie DAVIENNE – KANNI

20 Octobre 2017 – 14h20