La place de la religion dans la République

La place de la religion dans la République

JeanPicq

VOTRE FRANCE INFO par Bernard Thomasson mercredi 21 mai 2014

Jean Picq, magistrat à la Cour des comptes, enseigne à Sciences Po les rapports entre politique et religion et vient de publier « La liberté de religion dans la République », chez Odile Jacob.

Comment concilier l’exigence de neutralité, que la laïcité impose à l’Etat, et le besoin légitime qu’éprouvent les croyants d’exprimer leurs convictions religieuses, y compris dans l’espace public ?

La religion peut-elle rester circonscrite au for intérieur, comme le veut une tradition républicaine française défensive, voire méfiante, à l’égard de l’expression religieuse ?

La laïcité, la république et le religieux

Jean Picq va puiser chez les philosophes politiques – de Spinoza à Claude Lefort, de Paul Ricœur à Marcel Gauchet –pour défendre une laïcité plurielle et ouverte. Il montre qu’elle est fondamentalement un art de vivre ensemble. Encore et toujours à construire.

« On met la laïcité à toutes les sauces et il n’y a pas de définition absolue. La loi de séparation entre l’Eglise et l’Etat, de 1905, dit qu’il y a séparation entre l’Etat et les religions et elle donne des libertés fondamentales« , explique Jean Picq.

Le combat entre la religion et la politique a toujours existé et partout dans le monde l’homme est entre la politique et la religion. « Le principe de séparation est absolue. Les religions n’ont pas à imposer quoi que ce soit en morale ou en matière de mœurs à l’Etat, et l’Etat n’a pas à instrumentaliser la religion à des fins politiques. »

La liberté de religion dans la République, chez Odile Jacob.

http://www.franceinfo.fr/emission/votre-france-info/2013-2014/la-place-de-la-religion-dans-la-republique-05-21-2014-14-21