Une start-up ouvre la première agence spécialisée en finance islamique

FinanceIslamique
NoorAssur, start-up spécialisée dans la finance islamique, indique vendredi avoir ouvert sa première agence en région parisienne et vise l’ouverture d’une vingtaine d’agences en France courant 2016.
Ce type de finance, qui respecte la loi islamique (charia), interdit la spéculation.

Selon la jeune pousse, c’est la première agence dédiée à la finance islamique ouverte en France.

Ce type de finance, qui respecte la loi islamique (charia), interdit la spéculation, le recours aux taux d’intérêts, qui sont assimilés à l’usure, les produits ayant une incertitude excessive ou les investissements considérés comme nuisibles à la société (tabac, alcool, armement, pornographie ou jeux d’argent).

Créée en 2012, NoorAssur qui proposait jusqu’ici ses services uniquement sur internet, revendique 7 millions d’euros d’épargne collectée.

Elle revendique 3.000 clients (95% de particuliers et 5% d’entreprises) dont 15% ne sont pas musulmans, précise Mourad Chabchoub, directeur du développement.

« NoorAssur répond à l’attente de la clientèle par l’ouverture d’une 1ère agence en région parisienne à Chelles (Seine-et-Marne) », indique la fondatrice Sonia Mariji dans un communiqué, qui précise que l’agence intègre une salle de prière.

« NoorAssur offre une alternative à la finance conventionnelle, la finance islamique ne s’adressant pas uniquement aux musulmans, mais aussi à tous ceux qui souhaitent investir, épargner ou s’assurer autrement », précise le communiqué.

« La finance islamique est un compartiment de la finance responsable, non-spéculative et éthique, l’éthique n’ayant ni couleur, ni religion », poursuit l’entreprise.

NoorAssur a appuyé son développement sur un réseau d’une centaine de courtiers indépendants. Cette première agence en nom propre a été ouverte en franchise.

Le groupe ne propose pour l’instant que des produits de placement et des assurances mais vise la mise en place de comptes courants en 2016.

Sur le site de NoorAssur, les clients peuvent souscrire à des produits d’épargne classiques (logement, études, retraite) et à d’autres plus spécifiques (épargne mariage, épargne pèlerinage).

Les investisseurs ont également accès à un onglet « crowdfunding (financement participatif) halal ».

Pour en savoir plus : http://www.boursorama.com/

Entreprises : « Happy Men », le réseau qui promeut l’égalité professionnelle

FemmesBureau

Le fondateur de ce groupe de réflexion estime que pour faire avancer l’égalité professionnelle, il est indispensable d’impliquer les hommes.

« Présentéisme », vie de famille, loisirs, performance, égalité hommes/femmes. Autant de thèmes qui sont explorés par les « Happy Men », un réseau d’hommes, qui s’implique en priorité dans l’égalité professionnelle, mais aussi dans le changement des pratiques au sein des entreprises.

Le chef d’enterprise Antoine Gabrielli a fondé ce groupe de réflexion en partant du principe qu' »un système qui pénalise les femmes ne rend pas les hommes heureux pour autant ». Aujourd’hui, des entreprises comme Orange, EDF, la Caisse des Dépôts ou BNP Paribas onr rejoint l’initiative, lancée il y a deux ans.

En ce mercredi de juin à l’heure du déjeuner, une douzaine de cadres de BNP Paribas, trentenaires, quadra et quinquagénaires, se sont réunis dans un immeuble parisien du groupe bancaire, comme tous les deux mois. Ils viennent de diverses branches (banque d’investissement, salles de marchés, ressources humaines…), plusieurs ont des épouses ayant également des postes à responsabilités.

L’un des membres fondateurs du cercle, François, qui a « 5 sœurs et 4 filles », fait pour les nouveaux une brève introduction, évoquant les chiffres « confondants » de l’égalité professionnelle. Il incite les participants à « essaimer » pour créer de nouveaux cercles de discussions.

Sur son compte Twitter personnel (@POTUS), Barack Obama se présente « d’abord comme +père, mari+, et seulement après +44e président des Etats-Unis+ », souligne-t-il avant de lancer la discussion.

Pendant une bonne heure, les participants vont se livrer, parler d’égalité hommes/femmes, du poids des stéréotypes, et surtout de leur souci de mieux concilier leurs vies professionnelle et personnelle.

Arnaud, qui a trois enfants dont « un bébé avec des soucis de santé », est intéressé par « tout se qui peut être mis en place pour garder sa performance au travail, que l’on soit homme ou femme, tout en vivant la parentalité. Et la parentalité ça n’est pas seulement les jeunes enfants, c’est aussi les ados, les parents plus âgés… »

Jean-Charles est rentré en janvier d’un congé sabbatique d’un an, passé en Asie avec sa famille. « Je me suis rapproché de ma femme, de ma fille de 11 ans que je n’avais pas vu grandir. » Il assure que ni lui ni son épouse n’ont eu de problème à leur retour au travail. « On a su valoriser notre expérience ».

Thierry a rejoint le cercle il y a six mois. Ses trois enfants ont de 18 à 24 ans, mais quand ils étaient petits, « ce n’était pas évident d’arriver le matin à 9H30 après les avoir amenés à l’école ». Aujourd’hui, les mentalités commencent à changer, mais « on en est aux prémices ».

Baptiste, jeune « corso-sicilien », avait une mère au foyer et se dit bien conscient des contraintes et frustrations de son épouse, qui travaille. « Un jour sur deux, c’est moi qui amène notre fille à la crèche, le lendemain je vais la chercher ».

Plusieurs soulignent qu’une évolution des pratiques bénéficierait également à celles et ceux qui n’ont pas d’enfants, dans leur vie personnelle, associative, culturelle… « J’ai aussi envie de faire du sport après le boulot, voire des expos, des amis », souligne l’un.

« Nous pouvons travailler sur les préjugés, lutter contre le présentéisme. En partant tôt, nous montrons l’exemple », estime François. Il ne s’agit pas de travailler moins, mais différemment: « Je dis à mes équipes qui sont encore là à 21H00: +Vous avez mal bossé aujourd’hui+ ».

Dans le prolongement de ces réunions, les membres doivent prendre des engagements personnels ou concrets (parler avec une collègue de ses conditions de travail, limiter les réunions de travail le soir…).

Antoine de Gabrielli, 54 ans, fondateur de l’association Mercredi-c-Papa, souhaite attirer dans le réseau Happy Men, qui compte aujourd’hui 250 hommes et en prévoit « le double l’an prochain », « tous ceux qui ont un levier de pouvoir sur le changement ».

Ce membre de la commission égalité professionnelle du Medef est persuadé que « si on veut que ça bouge plus vite, il faut associer les hommes ».

Boursorama avec AFP le , mis à jour à 11:54

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